La nuit

Toujours le malheureux t'appelle, Ô Nuit, favorable aux chagrins ! Viens donc, et porte sur ton aile L'oubli des perfides humains.
Voile ma douleur solitaire ; Et lorsque la main du Sommeil Fermera ma triste paupière, Ô dieux ! reculez mon réveil ;
Qu'à pas lents l'Aurore s'avance Pour ouvrir les portes du jour ; Importuns, gardez le silence, Et laissez dormir mon amour.
❧
❧