Le but
À Henri Ghys. Le long des peupliers je marche, le front nu, Poitrine au vent, les yeux flagellés par la pluie. Je m'avance hagard vers le but inconnu. Le printemps a des fleurs dont le parfum m'ennuie, L'été promet, l'automne offre ses fruits, d'aspects Irritants ; l'hiver blanc, même, est sali de suie. Que les corbeaux, trouant mon ventre de leurs becs, Mangent mon foie, où sont tant de colères folles, Que l'air et le soleil blanchissent mes os secs, Et, surtout, que le vent emporte mes paroles !
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Pour prolonger la lecture
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Une larme
"Tombez, larmes silencieuses,"
Mélancolie
Condition humaine
Deuil
Heures
"Aumône au malandrin en chasse"
Solitude
Mélancolie
Condition humaine
Angélus de midi
"Je suis dur comme un juif et têtu comme lui,"
Mort
Révolte
Condition humaine
Se laisser surprendre
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