À Mlle S. de L. C
Les saphirs durs et froids, voilés par la buée De l'orgueilleuse chair, ressemblent à ces yeux D'où jaillissent de bleus rayons silencieux, Inquiétants éclairs d'un soir chaud, sans nuée. Couvrant le front, comme au hasard distribuée, La chevelure flotte en tourbillons soyeux. La bouche reste grave et sans moue, aimant mieux S'ouvrir un peu, de sa fraîcheur infatuée. Cette bouche immuable et ces cheveux châtains, Ces yeux, suivant dans l'air d'invisibles lutins, Ont l'implacable attrait du masque de la Fable. Mais non ; car dans ces traits placides rien ne ment ; Et parfois ce regard révèle, en un moment, La vérité suprême, absolue, ineffable.
❧
Pour prolonger la lecture
Choisis pour leur proximité de ton, de thème ou de voix.
Le stigmate
"Une nuit qu'il pleuvait, un poète profane"
Amour
Mort
Condition humaine
Immaculée conception
"Vous fûtes conçue immaculée,"
Mort
Mémoire
Foi
Dans le golfe
"La nuit tranquille avait des chuchotements faibles,"
Nature
Mémoire
Condition humaine
Se laisser surprendre
Explorez par affinité de thèmes, d'émotions, d'époque et de mouvement
❧