Pour un ami
Que de fois, près d'Oxford, en ce vallon charmant, Ou l'on voit fuir sans fin des collines boisées Des bruyères couper des plaines arrosées, La rivière qui passe et le vivier dormant, Pauvre étranger d'hier, venu pour un moment, J'ai reconnu, parmi les maisons ardoisées, Le riant presbytère et ses vertes croisées, Et j'ai dit en mon coeur : Vivre ici seulement ! Hélas ! si c'est là tout, qu'est-ce donc qui m'entraîne ? Pourquoi si loin courir ? pourquoi pas la Touraine ; Le pays de Rouen et ses pommiers fleuris ? Un chaume du Jura, sous un large feuillage, Ou, bien encor plus près, quelque petit village, D'où, par-delà Meudon, l'on ne voit plus Paris ?
❧
Pour prolonger la lecture
Choisis pour leur proximité de ton, de thème ou de voix.
Rouge-gorge
"Notre âme aussi, pauvre hirondelle,"
Nature
Solitude
Condition humaine
Au Yung-Frau
"Yung-Frau, le voyageur qui pourrait sur ta tête"
Amour
Nature
Solitude
Il lui disait : Vois-tu..
"Il lui disait : « Vois-tu, si tous deux nous pouvions,"
Nature
Solitude
Condition humaine
Se laisser surprendre
Explorez par affinité de thèmes, d'émotions, d'époque et de mouvement
❧