Le silence

Je ne suis pas de ceux pour qui les causeries, Au coin du feu, l'hiver, ont de grandes douceurs ; Car j'ai pour tous voisins d'intrépides chasseurs Rêvant de chiens dressés, de meutes aguerries,
Et des fermiers causant et prairies, Et le juge de paix avec ses vieilles sœurs, Deux beautés parlant de ravisseurs , Portraits comme on en voit sur les tapisseries.
Oh ! combien je préfère à ce si vain, Tout le soir, du silence, — un silence sans fin ; Être assis sans penser, sans désir, sans mémoire ;
Et, seul, sur mes , m'éclairant aux tisons, Écouter le vent battre, et gémir les cloisons, Et le fagot flamber, et chanter ma bouilloire !

Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire

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