À Francfort-sur-le-Mein

À Francfort-sur-le-Mein l'on entre, et l'on s'étonne De ne voir qu'élégance, éclat, faste emprunté : Ô Francfort, qu'as-tu fait de ta vieille beauté ? Marraine des Césars, où donc est ta couronne ?
Mais plus loin, à travers l'or faux qui t'environne, Ton église sans flèche, au cœur de la cité, Monte, comme un vaisseau par les vents démâté ; Et sa tête est : et comme une lionne
Qui, des ardents chasseurs repoussant les assauts, Tient contre elle serrés ses jeunes lionceaux, La tour tient à ses pieds toutes ses vieilles rues,
Et sur son sein les presse, et, debout, les défend Et cependant le siècle, immense et triomphant, Déborde et couvre tout de ses ondes accrues.
Octobre 1829.

Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire

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