Une tempête souffle

Une tempête souffle, et sur l'immense plage S' un ciel presque noir et cruel, Où s'obstine le vol grisâtre d'un , Qui le rend plus funèbre encore et plus sauvage ;
Un tourbillon de sable éperdu se propage Vers un horizon blême où tout semble irréel ; Il traîne sur la dune un lamentable appel Fait du dos vents et de cris de naufrage ;
Les joncs verts frissonnants sont pâles dans la brume ; Sous le morne brouillard qui roule sur la mer, Bondit, hurle et s'écroule un tumulte d'écume ;
Et dans ce vaste deuil qu'étreint ce ciel de fer, Nous sentons dans nos cœurs l'indicible amertume De nos baisers d'adieu flagellés par l'hiver.

Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire

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