Oraison du soir
Je vis assis, tel qu'un ange aux mains d'un barbier, Empoignant une chope à fortes cannelures, L'hypogastre et le col cambrés, une Gambier Aux dents, sous l'air gonflé d'impalpables voilures. Tels que les excréments chauds d'un vieux colombier, Mille Rêves en moi font de douces brûlures : Puis par instants mon coeur triste est comme un aubier Qu'ensanglante l'or jeune et sombre des coulures. Puis, quand j'ai ravalé mes rêves avec soin, Je me tourne, ayant bu trente ou quarante chopes, Et me recueille, pour lâcher l'âcre besoin : Doux comme le Seigneur du cèdre et des hysopes, Je pisse vers les cieux bruns, très haut et très loin, Avec l'assentiment des grands héliotropes.
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Pour prolonger la lecture
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Sur la terrasse
"Devant le pur, devant le vaste ciel du soir,"
Mort
Nuit
Condition humaine
La vie antérieure
"J'ai longtemps habité sous de vastes portiques"
Mort
Mémoire
Nuit
Ce soir, ta chair malade
"Ce soir, ta chair malade a des langueurs inertes ;"
Mort
Solitude
Nuit
Se laisser surprendre
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