Le baiser
Couples fervents et doux, ô troupe printanière ! Aimez au gré des jours. — Tout, l'ombre, la chanson, le parfum, la lumière Noue et dénoue l'amour. Épuisez, cependant que vous êtes fidèles, La chaude déraison, Vous ne garderez pas vos amours éternelles Jusqu'à l'autre saison. Le vent qui vient mêler ou disjoindre les branches A de moins brusques bonds Que le désir qui fait que les êtres se penchent L'un vers l'autre et s'en vont. Les frôlements légers des eaux et de la terre, Les blés qui vont mûrir, La douleur et la mort sont moins involontaires Que le choix du désir. Joyeux ; dans les jardins où l'été vert s'étale Vous passez en riant, Mais les doigts enlacés, ainsi que des pétales, Iront se défeuillant. Les yeux dont les regards dansent comme une abeille Et tissent des rayons, Ne se transmettront plus, d'une ferveur pareille, Le miel et l'aiguillon, Les coeurs ne prendront plus, comme deux tourterelles, L'harmonieux essor, Vos âmes, âprement, vont s'apaiser entre elles, C'est l'amour et la mort...
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Pour prolonger la lecture
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Comme une grande fleur
"Comme une grande fleur trop lourde qui défaille,"
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Mort
Joie
Ô tragiques instants du départ
"Où toute véritable amante se sent mère"
Amour
Mort
Mélancolie
Une flûte au son pur
"Une flûte au son pur, je ne sais où, soupire."
Amour
Solitude
Condition humaine
Se laisser surprendre
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