Vains regrets
À Adolphe Brisson. Je mourrai sans avoir la petite maison Qui voit sa claire image aux bords d'une eau courante Sous l'abri de la haute et large feuillaison D'un vieux saule trempant son pied dans la Charente. Et voici que j'arrive à l'arrière-saison, Assez pauvre d'argent sans misère apparente ; Mettant parfois d'accord la rime et la raison, Sans jamais acquérir un seul titre de rente. Le soleil des heureux pour moi n'aura pas lui. Dans un ciel morne et froid l'automne s'est enfui. — Quand sur le drap funèbre on éteindra mon cierge, On dira : « L'homme errant qu'on enterre aujourd'hui, S'endormait chaque soir dans la maison d' autrui. — De notre monde il part comme on sort d'une auberge.
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Les funérailles de l'année
"Le soleil des beaux jours s'en va tout pâlissant ;"
Mort
Nature
Temps
Toast funèbre
"Ô de notre bonheur, toi, le fatal emblème !"
Mort
Condition humaine
Deuil
Les aveugles
"Contemple-les, mon âme ; ils sont vraiment affreux !"
Mort
Solitude
Condition humaine
Se laisser surprendre
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