L'écho de la harpe

Pauvre harpe du barde, au suspendue, Tu dormais, dès longtemps poudreuse et détendue. D'un souffle vagabond la brise de la nuit Sur ta corde muette éveille un léger brait : Telle dort en mon sein cette harpe cachée, Et que seule la Muse a quelquefois touchée. Alors qu'un mot puissant, un songe, un souvenir, Une pensée errante et douce à retenir, L'effleurent en passant d'une aile fugitive, Elle vibre soudain ; et mon âme attentive, Émue à cet accord qui se perd dans les cieux, Garde du son divin l'écho mélodieux.

Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire

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