Tous les poèmes
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Complainte à sa dame
Ne lisez pas ces vers, si mieux vous n'aimez lire Les escrits de mon coeur, les feux de mon martyre : Non, ne les lisez pas, mais regardez aux Cieux, Voyez comme ils ont joint leurs larmes à mes… -
Complices de ma servitude
STANCES. Composées en Bourgogne. 1609. Pensers, où mon inquiétude Trouve son repos désiré, Mes fidèles amis et mes vrais secrétaires, Ne m'abandonnez point en ces lieux solitaires ; C'est pour… -
Complies en ville
Au sortir de Paris on entre à Notre-Dame. Le fracas blanc vous jette aux accords long-voilés, L'affreux soleil criard à l'ombre qui se pâme Qui se pâme, aux regards des vitraux constellés, Et…1892 -
Comte, qui ne fis onc compte de la grandeur
Sonnet XXI. Ton Du Bellay n'est plus : ce n'est plus qu'une souche Qui dessus un ruisseau d'un dos courbé se couche, Et n'a plus rien de vif, qu'un petit de verdeur. Si j'écris quelquefois, je…1558 -
Comédie dans les feuilles
Au fond du parc qui se délabre, Vieux, désert, mais encor charmant Quand la lune, obscur candélabre, S'allume en son écroulement, Un moineau-franc, que rien ne gêne, A son grenier, tout grand ouvert,…1865 -
Comédie de la soif
1. LES PARENTS Nous sommes tes Grands-Parents, Les Grands ! Couverts des froides sueurs De la lune et des verdures. Nos vins secs avaient du coeur ! Au soleil sans imposture Que faut-il à l'homme ?…1872 -
Con large comme un estuaire
Con large comme un estuaire Où meurt mon amoureux reflux Tu as la saveur poissonnière l’odeur de la bite et du cul La fraîche odeur trouduculière Femme ô vagin inépuisable Dont le souvenir fait… -
Conclusion
J'ai rêvé les amours divins, L'ivresse des bras et des vins, L'or, l'argent, les royaumes vains, Moi, dix-huit ans, Elle, seize ans. Parmi les sentiers amusants Nous irons sur nos alezans. Il est…1873 -
Concordances
Le même triste accent vient toujours des rapides, Toujours les mêmes flots font le même circuit En recueillant le rêve et l'espoir dans leurs rides. Je l'ai senti déjà le vent de cette nuit ; Il…1912 -
Concordances
Dieu fit le con, ogive énorme, Pour les chrétiens, Et le cul, plein-cintre difforme, Pour les païens ; Pour les sétons et les cautères, Il fit les poix, Et pour les pines solitaires, Il fit les… -
Concorde et liberté
Aux temps futurs si tu veux vivre libre, Connais tes droits, jeûne postérité ; Que ton cœur batte et que ton âme vibre Aux fiers accents, aux cris de liberté. L'heure n'est plus d'une œuvre puérile,… -
Conduire
La rue est bientôt là, À la rue le cheval. Plus beau que le corbeau Il lui faut un chemin. Fine jambe, léger héros Qui suit son maître vers le repos. La rue est bientôt là: On y court, on y marche,…