Tous les poèmes
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À la mémoire de Gambetta
Le grand Lion est mort. Il reste les renards, Les fouines, les chiens, les rats et les lézards. Ces bêtes ne sont pas absolument impures Elles savent manger nos plus sales ordures Et peuvent nettoyer… -
À la mémoire de Zulma
Bougival, 8 mai . Elle était riche de vingt ans, Moi j'étais jeune de vingt francs, Et nous fîmes bourse commune, Placée, à fonds perdu, dans une Infidèle nuit de printemps... La lune a fait [un]…1873 -
À la mémoire de ma mère
Vois. Un ciel cuivré d'automne Et, sous ce ciel presque roux, Un bois léthargique et doux, Des fleurs, et la mer bretonne. Les fleurs vont mourir ; le bois Est gardé par une fée. Mais une plainte…1900 -
À la nue accablante
Basse de basalte et de laves À même les échos esclaves Par une trompe sans vertu Quel sépulcral naufrage (tu Le sais, écume, mais y baves) Suprême une entre les épaves Abolit le mât dévêtu Ou cela…1899 -
À la nuit
Douce Nuit, ton charme paisible Du malheureux suspend les pleurs ; Nul mortel n'est insensible À tes bienfaisantes erreurs. Souvent dans un cœur rebelle Tu fais naître les désirs ; Et l'amour tendre…1830 -
À la nuit
Nuits où meurent l'azur, les bruits et les contours, Où les vives clartés s'éteignent une à une, Ô nuit, urne profonde où les cendres du jour Descendent mollement et dansent à la lune. Jardin d'épais…1901 -
À la partie la plus gracieuse
Toi qui regardes sans sourire Et de face en tournant le dos Tu me sembles un beau navire Voiles dehors… et quels dodos Promet cet édredon de neige Neige rose de Mézidon ! Å Mars et Vénus, le… -
À la plus belle
Nul ne l'a vue et, dans mon cœur, Je garde sa beauté suprême ; (Arrière tout rire moqueur !) Et morte, je l'aime, je l'aime. J'ai consulté tous les devins, Ils m'ont tous dit : « C'est la plus belle… -
À la poésie
Ô douce Poésie ! Couvre de quelques fleurs La triste fantaisie Qui fait couler mes pleurs ; Trompe mon âme tendre Que l'on blessa toujours : Je ne veux plus attendre Mes plaisirs des amours. Donne…1830 -
À la princesse Roukhine
C'est une laide de Boucher Sans poudre dans sa chevelure Follement blonde et d'une allure Vénuste à tous nous débaucher. Mais je la crois mienne entre tous, Cette crinière tant baisée, Cette…1889 -
À la promenade
Le ciel si pâle et les arbres si grêles Semblent sourire à nos costumes clairs Qui vont flottant légers avec des airs De nonchalance et des mouvements d'ailes. Et le vent doux ride l'humble bassin,…1869 -
À longs filets de sang ce lamentable corps
Tire du lieu qu'il fuit le lien de son âme, Et séparé du coeur qu'il a laissé dehors, Dedans les forts liens et aux mains de sa dame, Il s'enfuit de sa vie et cherche mille morts. Plus les rouges…