Tous les poèmes
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Synthèse
Dans la foule aux replis profonds, l'homme et la femme, Se voyant, ont croisé le regard qui proclame Une mystérieuse affinité de l'âme. La conversation habile a dessiné Un passé de droiture où des…1921 -
Séguidille
Un jupon serré sur les hanches, Un peigne énorme à son chignon, Jambe nerveuse et pied mignon, Oeil de feu, teint pâle et dents blanches ; Alza ! olà ! Voilà La véritable manola. Gestes hardis, libre…1845 -
Séguidille
Brune encore non eue, Je te veux presque nue Sur un canapé noir Dans un jaune boudoir, Comme en mil huit cent trente. Presque nue et non nue À travers une nue De dentelles montrant Ta chair où va…1889 -
Séparation
Ainsi donc tu t'en es allée ; Tu suivis, sans te retourner, La pâle et jaunissante allée Qu'Octobre allait découronner ! Je vis s'éloigner ta démarche, Qui vers moi se hâtait jadis ; Mes yeux, plus…1903 -
SéparationI. Le ciel est calme et pur, la terre lui ressemble ; Elle offre avec orgueil au soleil radieux L'essaim tourbillonnant de ses enfants heureux. Dans les parvis sacrés, la foule se rassemble. Ô…1840
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Séparation
Je ne devais pas vous le dire ; Mes pleurs, plus forts que la vertu, Mouillant mon douloureux sourire, Sont allés sur vos mains écrire L'aveu brûlant que j'avais tu. Danser, babiller, rire ensemble,…1865 -
Séparés dans la vie
Ainsi nous resterons séparés dans la vie, Et nos cœurs et nos corps s'appelleront en vain Sans se joindre jamais en un instant divin D'humaine passion d'elle-même assouvie. Puis, quand nous gagnera…1896 -
Sépulture
Ils m'ont dit : « Le secret est la marque des forts : Tu n'as pas respecté la peine de ta vie, Tu ne l'as point aux yeux stoïquement ravie. » Ah ! combien mes aveux m'ont coûté plus d'efforts ! Pour…1866 -
Sérénade
Sur le balcon où tu te penches Je veux monter... efforts perdus ! Il est trop haut, et tes mains blanches N'atteignent pas mes bras tendus. Pour déjouer ta duègne avare, Jette un collier, un ruban…1845 -
Sérénade
Allez, mes vers, de branche en branche, Vers la dame des Trawiéro, Qu'on reconnaît à sa main blanche Comme la moelle du sureau. Elle est assise à sa croisée, Devant la digue des Etangs : Vous lui… -
Sérénade
Comme la voix d'un mort qui chanterait Du fond de sa fosse, Maîtresse, entends monter vers ton retrait Ma voix aigre et fausse. Ouvre ton âme et ton oreille au son De ma mandoline : Pour toi j'ai…1866 -
T'aimer est le bonheur suprême
Oui, j'en atteste la nuit sombre Confidente de nos plaisirs, Et qui verra toujours son ombre Disparaître avant mes désirs ; J'atteste l'étoile amoureuse Qui pour voler au rendez-vous Me prête sa…1778