Tous les poèmes
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Sur l'eau
Je n'entends que le bruit de la rive et de l'eau, Le chagrin résigné d'une source qui pleure Ou d'un rocher qui verse une larme par heure, Et le vague frisson des feuilles de bouleau. Je ne sens pas…1866 -
Sur l'herbe
— L'abbé divague. — Et toi, marquis, Tu mets de travers ta perruque. — Ce vieux vin de Chypre est exquis Moins, Camargo, que votre nuque. — Ma flamme ... — Do, mi, sol, la, si. L'abbé, ta noirceur se…1869 -
Sur l'océan couleur de fer
Contrerime LXVI. Pleurait un choeur immense Et ces longs cris dont la démence Semble percer l'enfer. Et pais la mort, et le silence Montant comme un mur noir. ... Parfois au loin se laissait voir Un…1921 -
Sur la beigne
Nous sommes partis ce matin, Sans savoir où, pédétentin, Au diable ! J'en étais moi-même effaré, Tant la route avait un air e- ffroyable ! Des flaques, de la boue, et puis Un ciel noirâtre comme un…1889 -
Sur la dune
Couchants marins, orgueil des ciels occidentaux ! Pour mieux voir s'exalter leur lumière engloutie, Viens sur la dune à l'heure où rentrent les bateaux Et regarde le soleil d'août, sanglante hostie.… -
Sur la falaise
L'horizon bleu, ceinture immense, étreint la terre Dont l'âpre Océan vert couvre à moitié le flanc. L'air dans tout son azur n'a qu'un nuage blanc, Et la mer a le pouls régulier d'une artère. Le…1866 -
Sur la maison du rire
Sur la maison du rire Un oiseau rit dans ses ailes. Le monde est si léger Qu’il n’est plus à sa place Et si gai Qu’il ne lui manque rien. -
Sur la mort
I. On ne songe à la Mort que dans son voisinage : Au sépulcre éloquent d'un être qui m'est cher, J'ai, pour m'en pénétrer, fait un pèlerinage, Et je pèse aujourd'hui ma tristesse d'hier. Je veux, à…1875 -
Sur la mort de madame Dufrénoy
Une brise inconnue a passé sur la lyre, La lyre lui répond par un lugubre accord, Et de vagues terreurs tout bas semblent me dire : C'est un souffle de mort ! Je vois sur l'Hélicon un long crêpe…1826 -
Sur la mort du Roi Louis XIII
Sous ce marbre repose un monarque sans vice, Dont la seule bonté déplut aux bons François, Et qui pour tout péché ne fit qu’un mauvais choix Dont il fut trop longtemps innocemment complice.… -
Sur la métaphysique de l’amour
De l’amour la métaphysique Est, je vous jure, un froid roman. Fanchon, reprenons la physique : Mais, las ! que j’y suis peu savant ! -
Sur la naissance du comte de Paris
De tant de jours de deuil, de crainte et d'espérance, De tant d'efforts perdus, de tant de maux soufferts, En es-tu lasse enfin, pauvre terre de France, Et de tes vieux enfants l'éternelle…1850