À Vénus de Milo
Ô Vénus de Milo, guerrière au flanc nerveux,
Dont le front irrité sous vos divins cheveux
Songe, et dont une flamme embrase la paupière,
Calme éblouissement, grand poème de pierre,
Débordement de vie avec art compensé,
Vous qui depuis mille ans avez toujours pensé,
J'adore votre bouche où le courroux flamboie
Et vos seins frémissants d'une tranquille joie.
Et vous savez si bien ces amours éperdus
Que si vous retrouviez un jour vos bras perdus
Et qu'à vos pieds tombât votre blanche tunique,
Nos froideurs pâmeraient dans un combat unique,
Et vous m'étaleriez votre ventre indompté,
Pour y dormir un soir comme un amant sculpté !
Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire
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Pour prolonger la lecture
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La statue
"Parmi les marbres qu'on renomme"
Amour
Art
Beauté
L'Âme de la Lyre
"Quand le premier sculpteur eut achevé la Lyre"
Art
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Désir
À deux sœurs
"xx En leur envoyant la cantate intitulée La Tempête, qu'elles ont mise en musique."
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Feu
Se laisser surprendre
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