Profanation
Beauté qui rends pareils à des temples les corps,
Es-tu donc à ce point par les dieux conspuée
De descendre du ciel sur la prostituée,
De prêter ta splendeur vivante à des cœurs morts ?
Faite pour revêtir les cœurs chastes et forts,
D'habitants à ta taille es-tu si dénuée ?
Et quelle esclave es-tu pour t'être habituée,
Souriante, à masquer l'opprobre et ses remords ?
Beauté, retourne au ciel, va-t'en, tu te profanes ;
Fuis, et n'avilis plus aux pieds des courtisanes
Le génie et l'amour qui n'y cherchent que toi.
Déserte pour jamais le blanc troupeau des femmes,
Ou qu'enfin, se moulant sur le nu de leurs âmes,
La forme leur inflige un front de bonne foi !
Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire
❧
Pour prolonger la lecture
Choisis pour leur proximité de ton, de thème ou de voix.
Plus tard
"Depuis que la beauté, laissant tomber ses charmes,"
Ciel
Condition humaine
Désespoir
La prière pour tous (II)
"II."
Ciel
Condition humaine
Désespoir
Un conte
"Simplement, comme on verse un parfum sur une flamme"
Ciel
Condition humaine
Désespoir
Se laisser surprendre
Explorez par affinité de thèmes, d'émotions, d'époque et de mouvement
- XIXe siècle
- Parnasse
- Élégie
- Élégiaque
- Mort
- Condition humaine
❧