Chagrin d'automne
Les lignes du labour dans les champs en automne
Fatiguent l'œil, qu'à peine un toit fumant distrait,
Et la voûte du ciel tout entière apparaît,
Bornant d'un cercle nu la plaine monotone.
En des âges perdus dont la vieillesse étonne
Là même a dû grandir une vierge forêt,
Où le chant des oiseaux sonore et pur vibrait,
Avec l'hymne qu'au vent le clair feuillage entonne !
Les poètes chagrins redemandent aux bras
Qui font ce plat désert sous des rayons sans voile
La verte nuit des bois que le soleil étoile ;
Ils pleurent, oubliant, dans leurs soupirs ingrats,
Que des mornes sillons sort le pain qui féconde
Leurs cerveaux, dont le rêve est plus beau que le monde !
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Pour prolonger la lecture
Choisis pour leur proximité de ton, de thème ou de voix.
À la fenêtre, pendant la nuit
"Les étoiles, points d'or, percent les branches noires ;"
Ciel
Mer
Mort
Avec le ciel doré, le vent, la voix...
"Avec le ciel doré, le vent, la voix des chênes,"
Ciel
Condition humaine
Lune
Paysage gris
"Déjà cette prairie en commençant l'hiver"
Condition humaine
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Se laisser surprendre
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