L'an se rajeunissait en sa verte jouvence
Quand je m'épris de vous, ma Sinope cruelle ;
Seize ans étaient la fleur de votre âge nouvelle,
Et votre teint sentait encore son enfance.
Vous aviez d'une infante encor la contenance,
La parole, et les pas ; votre bouche était belle,
Votre front et vos mains dignes d'une Imrnortelle,
Et votre oeil, qui me fait trépasser quand j'y pense.
Amour, qui ce jour-là si grandes beautés vit,
Dans un marbre, en mon coeur d'un trait les écrivit ;
Et si pour le jourd'hui vos beautés si parfaites
Ne sont comme autrefois, je n'en suis moins ravi,
Car je n'ai pas égard à cela que vous êtes,
Mais au doux souvenir des beautés que je vis.
Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire
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À Marguerite
"En mon cœur n'est point escrite"
Amour
Beauté
Désir
Ces liens d'or, cette bouche vermeille
"Pleine de lis, de roses et d'oeillets,"
Amour
Beauté
Désir
Quand je te voy seule assise à par-toy
"Toute amusée avecques ta pensée,"
Amour
Lumière
Lyrique
Se laisser surprendre
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