Premier monologue — Stoïcisme

« Détends l'arc, » t'ont dit Ésope Et le grondeur de Sinope ; Si ta tête est en , C'est que l'arc fut trop tendu. Or qui trop fend est fendu, Qui trop dépense est vendu, Qui trop verse est répandu, Trop monte est redescendu. Trop est trop ; et qui s'achoppe, Faible ou fort, nain ou cyclope, A ce dicton, en myope Bronche... puis bronchant . Dans l'Asie ou dans l'Europe L'excès n'est point défendu, Car lui-même il s'est pendu De tout temps ; c'est son droit ; ! D'un zèle malentendu Le châtiment est acerbe ; Mais si l'échec t'a rendu Plus attentif au proverbe, L'échec n'est que prétendu. Le coup de poing qui, sur l'herbe, Vient abattre ta , A ta superbe étant dû, T'a bien dûment étendu. Mais ne sois point éperdu ; Prudemment baissant le verbe, Forme ta sagesse imberbe A grossir de tout sa gerbe, Et nul malheur n'est perdu !

Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire

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