Le rêve

C'était l'heure où d'aimables fées Apportent dans leurs blanches mains Riches colliers, brillants trophées Au triste séjour des humains ; C'était l'heure où, plus amoureuses, Murmurant des mots nonchalants, Les langoureuses d'ennui sur leurs bras blancs.
Ce fut l'heure où je vis en songe L'ange aux yeux noirs que j'aime tant ; Enivré d'un si doux mensonge, Je l'appelai, tout palpitant, Mais vainement ma voix l'implore ; Malgré mon accent éploré, Je vis fuir, comme un météore, Ce charmant fantôme adoré.

Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire

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