Mois de juillet

Le ciel flambe et la terre fume, La caille frémit dans le blé ; Et, par un lourd accablé, Je dévore mon amertume.
Sous l'implacable Souffre la nature immobile ; Et dans le regret et la bile Mon chagrin s'aigrit plus encor.
Crève donc, cœur trop gonflé, crève, Cœur sans courage et sans raison, Qui ne peux vomir ton poison Et ne peux oublier ton rêve !
Par cet insultant jour d'été, Cœur torturé d'amour, éclate ! Et que, de ta écarlate Me voyant tout ensanglanté,
Ainsi que l' antique, Avec un blasphème impuissant, Je jette à pleines mains mon sang A ce grand soleil ironique !

Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire

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