Les perroquets du Jardin des plantes

Centenaires, la chaîne à la patte, en plumages Somptueux, ils sont là, du matin jusqu’au soir, Et piétinent, d’un air important, leur perchoir, En rabâchant tout bas leurs étranges ramages.
Ce ne sont pas ceux-là qui pourraient laisser , Au profit d’un renard intrigant, leurs fromages. Ils ont l’aspect et profond des vieux Mages Ou des sultans qui vont accorder le mouchoir.
Ils méditent, dressant leur jaune ou rouge. Sous son gros bec de fer leur langue noire bouge, des propos grivois et des jurons
Qui se mêlent aux cris des canards et des dindes, Tandis que le passant cherche dans leurs yeux ronds Un reflet des forêts monstrueuses des Indes.

Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire

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