À Mademoiselle Jane Sabatery
J'ai quitté la mère patrie Pour voir, par un minuit bien clair, Le ciel refléter dans la mer Sa merveilleuse orfèvrerie. Hélas ! aux côtes d'Algérie, Règne un impitoyable hiver. Les nuits sont du noir de l'enfer ; Aucune n'est d'astres fleurie. Mais, mon enfant, votre beauté Est comme un firmament d'été Étincelant, pur et sans voiles ; Et, si sombres que soient les cieux, Le Poète, admirant vos yeux, Ne regrette plus les étoiles.