Oh ! ce bonheur
Si rare et si frêle parfois
Qu'il nous fait peur.
Nous avons beau taire nos voix
Et nous faire comme une tente,
Avec toute ta chevelure,
Pour nous créer un abri sûr,
Souvent l'angoisse en nos âmes fermente.
Mais notre amour étant comme un ange à genoux
Prie et supplie
Que l'avenir donne à d'autres que nous
Même tendresse et même vie,
Pour que leur sort, de notre sort, ne soit jaloux.
Et puis, aux jours mauvais, quand les grands soirs
Illimitent, jusques au ciel, le désespoir,
Nous demandons pardon à la nuit qui s'enflamme
De la douceur de notre âme.
Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire
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Pour prolonger la lecture
Choisis pour leur proximité de ton, de thème ou de voix.
Je n'ai pas pour maîtresse une lionne illustre
"La gueuse, de mon âme, emprunte tout son lustre ;"
Amour
Condition humaine
Désespoir
La prière perdue
"Inexplicable cœur, énigme de toi-même,"
Amour
Angoisse
Désespoir
Souvent, le front posé sur tes genoux
"Plus faible que ton cœur amoureux, faible femme,"
Amour
Ciel
Condition humaine
Se laisser surprendre
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