Le ciel profond reflète en étoiles nos larmes

Car nous pleurons, ce soir, de nous sentir trop vivre. La brume est chaude, la plus blanche rose enivre, La chair baigne en un lac , et le calme
Nocturne ajoute à la confusion des âmes. La peine d'un lointain violon nous arrive En longs sanglots qui font la volupté pensive. On entend le jardin mystérieux qui parle.
Nulle haleine. Là-bas, le rossignol égoutte Ses perles vives ; l'ombre est claire ; toute flûte Soupire... Il faut nous taire, il faut aimer, les heures
Ont suspendu leur vol à tes lèvres : écoute S'effeuiller en frissons de nacre sous la lune Les frêles hampes d'eau des cours intérieures.

Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire

❧
❧