Les deux muses

La muse classique
Tranquille amant des jeunes immortelles, Qui, sur le , ont proclamé ton nom, Sois-leur dévot : fuis les routes nouvelles, Point de salut hors de mon ! De ton encens montre-toi plus avare : Crains d'invoquer un dieu capricieux : Tu volerais sur les ailes d'Icare... Fuis le soleil ! n'approche pas des cieux !
La muse romantique
Brûlant d'amour, palpitant d'harmonie, Jeune, laissant jaillir tes vers brûlants, Libre, fougueux, demande à ton génie Des chants nouveaux, indépendants. Du feu sacré si le ciel est avare, Va l'y ravir d'un vol audacieux ; Vole, jeune homme !... oui, souviens-toi d'Icare ; Il est tombé, mais il a vu les cieux !

Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire

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