Les ténèbres
Dans les caveaux d'insondable tristesse Où le Destin m'a déjà relégué ; Où jamais n'entre un rayon rose et gai ; Où, seul avec la Nuit, maussade hôtesse, Je suis comme un peintre qu'un Dieu moqueur Condamne à peindre, hélas ! sur les ténèbres ; Où, cuisinier aux appétits funèbres, Je fais bouillir et je mange mon coeur, Par instants brille, et s'allonge, et s'étale Un spectre fait de grâce et de splendeur. A sa rêveuse allure orientale, Quand il atteint sa totale grandeur, Je reconnais ma belle visiteuse : C'est Elle ! noire et pourtant lumineuse.
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Pour prolonger la lecture
Choisis pour leur proximité de ton, de thème ou de voix.
Sur la terrasse
"Devant le pur, devant le vaste ciel du soir,"
Mort
Nuit
Condition humaine
Je t'adore à l'égal de la voûte nocturne
"Ô vase de tristesse, ô grande taciturne,"
Mort
Mélancolie
Tristesse
Au sommeil
"Sommeil, fils de la nuit et frère de la mort ;"
Mort
Mélancolie
Nuit
Se laisser surprendre
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