La beauté
Je suis belle, ô mortels ! comme un rêve de pierre, Et mon sein, où chacun s'est meurtri tour à tour, Est fait pour inspirer au poète un amour Éternel et muet ainsi que la matière. Je trône dans l'azur comme un sphinx incompris ; J'unis un coeur de neige à la blancheur des cygnes ; Je hais le mouvement qui déplace les lignes, Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris. Les poètes, devant mes grandes attitudes, Que j'ai l'air d'emprunter aux plus fiers monuments, Consumeront leurs jours en d'austères études ; Car j'ai, pour fasciner ces dociles amants, De purs miroirs qui font toutes choses plus belles : Mes yeux, mes larges yeux aux clartés éternelles !
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Sur un miroir
"Toutes les fois, miroir, que tu lui serviras"
Amour
Mémoire
Beauté
Éventail de Madame Mallarmé
"Avec comme pour langage"
Mémoire
Beauté
Art
Sonnet cabalistique
"Dans notre vie âcre et fiévreuse"
Amour
Mélancolie
Beauté
Se laisser surprendre
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