Ma douleur égoïste
Faut-Il que ma douleur aussi soit égoïste ? Faut-il que par instants je tressaille surpris De trop souffrir pour moi ? — Dans quelle pose triste, Près de quelle fenêtre ouvrant sur des flots gris, Au fond desquels un peu de lumière résiste Au noir déchirement de ses derniers débris, Songes-tu, cependant que ton regard assiste À cette mort du jour dans les cieux défleuris ? Quel livre de chagrin et d'angoisse soufferte Tient sa page la plus désespérée ouverte Sous tes yeux pleins de pleurs, entre tes doigts tremblants ? Sous quels grands arbres nus traînes-tu tes pas lents ? Sur quel banc laisses-tu tomber ton corps inerte ? Dans quel miroir vois-tu tes premiers cheveux blancs ?
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Le sonneur
"Cependant que la cloche éveille sa voix claire"
Mort
Solitude
Condition humaine
Le rideau de ma voisine
"Se soulève lentement."
Solitude
Mélancolie
Condition humaine
Quand tu me racontes les frasques
"De ta chienne de vie aussi,"
Solitude
Mélancolie
Condition humaine
Se laisser surprendre
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