Le papillon, l'abeille et la rose
Fable IV, Livre IV. À mes enfants. Du printemps la fille vermeille, La rose ne vit qu'un moment, Dont le papillon et l'abeille Profitent bien différemment. Gaspillant, comme un fou, les biens qu'on lui prodigue Tandis que l'insecte léger, Chenille un jour avant, funeste au potager, En stériles baisers sur la fleur se fatigue, L'abeille y puise l'or qu'attendent ses rayons, L'or qui doit la nourrir dans sa maison bien close, Longtemps après le jour fatal aux papillons, Où l'on voit se faner la rose. Au travail, mes enfants, accordez une part Dans les jours de votre jeunesse : Tout donner au plaisir n'est pas de la sagesse ; Tel qui pense autrement, même avant la vieillesse, S'en repentira, mais trop tard.
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Pour prolonger la lecture
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Égalité
"Dans un grand jardin en cinq actes,"
Nature
Beauté
Condition humaine
Dieu
"Dieu, c'est la beauté, Dieu, beauté même, a parlé"
Beauté
Condition humaine
Émerveillement
Second monologue — Résignation
"Souffre ! qu'importe"
Mélancolie
Beauté
Condition humaine
Se laisser surprendre
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- XIXe siècle
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- Beauté
- Condition humaine
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