Printemps

À Adolphe Magu.
Les amoureux ne vont pas loin : On perd du temps aux longs voyages. Les bords de l'Yvette ou du Loing Pour eux ont de frais paysages.
Ils marchent à pas cadencés Dont le cœur règle l'harmonie, Et vont l'un à l'autre enlacés En suivant leur route bénie.
Ils savent de petits sentiers Où les fleurs de mai sont écloses ; Quand ils passent, les , S'effeuillant, font pleuvoir des roses.
Ormes, frênes et châtaigniers, et grands fûts, tout , Berçant les amours printaniers Des nids où les cœurs sont en joie :
au fond des bois perdus, Bouvreuils des aubépines blanches, Loriots jaunes suspendus À la fourche des hautes branches.
Le ému, les sons flûtés, Croisent les soupirs d'amoureuses : Tous les arbres sont enchantés Par les heureux et les heureuses.

Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire

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