Marine

Sous les molles pâleurs qui voilaient en silence La falaise, la mer et le sable, dans l'anse Les embarcations se réveillaient déjà. Du gouffre oriental le soleil émergea Et couvrit l'Océan d'une nappe embrasée. La dune au loin sourit, ondoyante et rosée. On voyait des éclairs aux vitres des maisons. Au sommet des coteaux les jeunes Commençaient à verdir dans la clarté première. Et le ciel aspirait largement la lumière. Il se fit dans l'espace une vague rumeur Où le travail humain vint jeter sa clameur. Les femmes en sabots descendent du village, Les pêcheurs font sécher leurs filets sur la plage, Et le soleil allume, au dos des mariniers, Les spasmes des poissons dans l'osier des paniers. Dans un creux de falaise où voltige l', Un vieil homme , en chantant, sa chaloupe, Tandis que tout en haut, parmi les chardons blancs, Cheminent deux douaniers, au pas, graves et lents. Dans un bateau pêcheur dont la voile latine. Blanc triangle, reluit à travers la bruine, Un vieux marin, debout sur le , Tendant le bras au large, interroge le vent.

Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire

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