À George Sand III
Puisque votre moulin tourne avec tous les vents, Allez, braves humains, où le vent vous entraîne ; Jouez, en bons bouffons, la comédie humaine ; Je vous ai trop connus pour être de vos gens. Ne croyez pourtant pas qu'en quittant votre scène, Je garde contre vous ni colère ni haine, Vous qui m'avez fait vieux peut-être avant le temps ; Peu d'entre vous sont bons, moins encor sont méchants. Et nous, vivons à l'ombre, ô ma belle maîtresse ! Faisons-nous des amours qui n'aient pas de vieillesse ; Que l'on dise de nous, quand nous mourrons tous deux : Ils n'ont jamais connu la crainte ni l'envie ; Voilà le sentier vert où, durant cette vie, En se parlant tout bas, ils souriaient entre eux.
❧
Pour prolonger la lecture
Choisis pour leur proximité de ton, de thème ou de voix.
Quand tu me plaisais tant
"Quand tu me plaisais tant que j'en pouvais mourir,"
Amour
Mélancolie
Condition humaine
Sans le savoir
"Sans le vouloir, sans le voir même,"
Amour
Mort
Condition humaine
La chouette
"Une chouette était sur une porte clouée ;"
Mort
Révolte
Condition humaine
Se laisser surprendre
Explorez par affinité de thèmes, d'émotions, d'époque et de mouvement
❧