À George Sand II

Telle de l', la cloche matinale Fait dans les carrefours hurler les chiens errants, Tel ton chaste et pur, trempé dans l', Ô George, a fait pousser de hideux aboiements,
Mais quand les vents sifflaient sur ta muse au front pâle, Tu n'as pu renouer tes longs cheveux flottants ; Tu savais que , l'Étoile virginale Qui soulève les mers, fait baver les serpents.
Tu n'as pas répondu, même par un sourire, A ceux qui s'épuisaient en tourments inconnus, Pour mettre un peu de autour de tes pieds nus.
Comme Desdémona, t'inclinant sur ta lyre, Quand l'orage a passé tu n'as pas écouté, Et tes grands yeux rêveurs ne s'en sont pas douté.

Les mots et tournures soulignés sont expliqués : survolez-les ou touchez-les. Voir le glossaire

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