Soirs (I)
Calmes aux quais déserts s'endorment les bateaux. Les besognes du jour rude sont terminées, Et le bleu Crépuscule aux mains efféminées Éteint le fleuve ardent qui roulait des métaux. Les ateliers fiévreux desserrent leurs étaux, Et, les cheveux au vent, les fillettes minées Vers les vitrines d'or courent, illuminées, Meurtrir leur désir pauvre aux diamants brutaux. Sur la ville noircie, où le peuple déferle, Le ciel, en des douceurs de turquoise et de perle, Le ciel semble, ce soir d'automne, défaillir. L'Heure passe comme une femme sous un voile ; Et, dans l'ombre, mon cœur s'ouvre pour recueillir Ce qui descend de rêve à la première étoile.
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Perspective
"Sur le Guadalquivir, en sortant de Séville,"
Nature
Ville
Mélancolie
Les bancs de marbre
"Sur les vertes hauteurs qui dominent la rade,"
Temps
Mémoire
Solitude
Avant que mon adieu salue
"Paris, ce beau Paris qui fut l'humble Lutèce,"
Nature
Exil
Voyage
Se laisser surprendre
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